Rallye Monte-Carlo ★ 1972 ★ L’Italien Sandro Munari (Lancia) remporte le 41e Rallye de Monte-Carlo

L’Italien Sandro Munari (Lancia 1600 HF) a remporté, le 28 janvier, le quarante et unième Rallye de Monte-Carlo, Le dernier succès de la marque italienne dans cette épreuve remontait à 1954 (Louis Chiron). La victoire de Munari vient à point nommé pour compléter le palmarès d’une voiture, la 1600 HP, qui pourrait cependant être remplacée prochainement par un nouveau modèle, la Strato. Lancia avait, en effet, presque tout gagné avec la 1600 HF – Rallye de Grande-Bretagne, Rallye de Finlande, Rallye d’Espagne, Tour de Corse, etc., – sauf la première de toutes les références : Monte-Carlo, La 1600 HF, dans la mesure où son maintien en activité sportive pouvait prêter à quelques hésitations, a, sans doute, obtenu un sursis en gagnant Monte-Carlo. Il est de fait que, malgré ses quelques défauts et le manque de puissance de son moteur (160 CV) par rapport aux Porsche (270 CV), Ford (220 CV) ou Datsun (220 CV), la 1600 HF a bénéficié de dix années d’expérience. Sandro Munari et Lancia ont, cependant, tiré avantage d’une série d’incidents qui ont enlevé à Alpine Renault, grand favori après le parcours commun, la possibilité de gagner, pour la deuxième année consécutive. Les deux pilotes – d’Alpine – Renault, Andersson et Darniche, qui précédaient de dix secondes Munari après le parcours commun, ont eu les mêmes ennuis (blocage de la boîte de vitesses). La victoire de Sandro Munari est un peu la revanche des pilotes latins. Depuis dix ans. le Rallye de Monte-Carlo paraissait être une chasse gardée pour les pilotes nordiques – Carlsson, Makinen, Toivonen, Aaltonen, ‘aldegaard, Andersson – ou britanniques – Hopkirk, Elford. – qui avaient inventé ou réinventé la conduite sur neige et glace. Il est vrai, aussi, que ces pilotes nordiques ou britanniques avaient à leur disposition les meilleures voitures de l’époque ou considérées comme telles – Saab, B.M.C. Cooper. Porsche, Alpine Renault – et que ceci pouvait, en partie du moins, expliquer cela. Munari a cependant un petit regret : il n’a pu réaliser le meilleur temps dans aucune des sept épreuves spéciales de l’épreuve complémentaire de classement, qui sont revenues à Darniche (trois fois). Larrousse (deux fois), Aaltonen et Lampinen. Il peut, en revanche, se prévaloir d’un succès de grande régularité dû aussi à un excellent service d’assistance qui réussit à lui donner souvent le meilleur cloutage, et à lui éviter, en ce domaine, les catastrophes subies par quelques-uns des autres pilotes.

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